Série initiée il y a une dizaine d’années à l’Hasselblad argentique
— une exploration du double, du temps et de la trace.
Chaque image naît sur place, à la lumière du moment,
dans le souffle d’un lieu réel.
La première s’enracine dans le garage d’un projet que nous avons mené,
ma femme et moi : la transformation d’une ancienne malterie en lieu de vie.
C’est un fragment de mémoire, un geste de reconnaissance envers ce passage fondateur.

La seconde se réveille un dimanche matin,
au détour de la rue Haute à Bruxelles.
Ville complice, vibrante, où nous aimons laisser le temps glisser.
L’image en restitue la résonance, la pulsation discrète des pierres et des passants.

La troisième s’élève à Milan,
devant la porte d’une cathédrale en restauration,
au cœur d’une messe dominicale.
Entre le sacré et le chantier, le visible et l’attente.

La quatrième s’abandonne dans un bois portugais,
sur les ruines d’un ancien palais de thé.
Architecture oubliée, façonnée à la main, offerte à la lenteur du vivant.
Une rencontre entre la matière et le silence.

Les trois dernières pièces prolongent la recherche :
figures qui s’effleurent, s’incrustent dans leur décor,
comme pour questionner la présence — et l’effacement.



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