”FcK”

Size: 2500 x 2000 mm
Cette série photographique est née à la suite d’une commande privée d’un collectionneur d’animaux zoologique. Très vite, le projet a évolué vers une réflexion plus intime et plus vaste. Il ne s’agissait plus seulement de capturer de « belles images », mais de laisser surgir ce que chaque prise de vue m’inspirait : une émotion, un souvenir, une scène, parfois même un rêve.
Chaque « clic » agit pour moi comme un déclencheur. Il m’envoie dans une zone sensible où les images dialoguent avec mes pensées, mes ressentis. De là émergent des fragments d’histoires que je tente de retranscrire visuellement.
Présentée en très grand format, elle évoque les anciens tapis
qui ornaient les maisons de maître.
Mais ici, au lieu des scènes de chasse et des symboles de domination,
je propose une autre lecture : celle d’un monde en introspection.
Une invitation à questionner nos valeurs,
notre rapport à la nature,
à la vie, et à la dignité du vivant.
Ces images sont comme des tapis de mémoire, où chaque fil raconte la lutte,
la chaleur retrouvée, l’épanouissement après le froid.
Un des fils conducteurs de cette série est la tension entre l’être et l’intelligence artificielle. À travers ces compositions, je m’interroge sur la place de l’instinct, du vivant, dans un monde de plus en plus technologisé. Cette réflexion prend racine dans la figure imaginaire de la « Jolia », entité que j’explore intérieurement et qui me guide comme un totem poétique.
La couleur rouge, omniprésente dans la série, en est un autre symbole fort. Elle traverse mes images comme une émotion brute, un langage universel. Elle évoque la guerre, le jeu, l’amour, la peur, le désir, la force, la faim. Une couleur ambivalente, parfois sacrée, parfois interdite.
Cette représentation est inspirée par l’idée de la « chasse après le chasse », elle met en scène l’animal comme sujet de contemplation. Lors de la prise de vue, j’ai observé chez l’animal dit « gibier » un comportement d’évitement, une quête d’ombre, de refuge par rapport à ces congénaires. Un instinct de retrait qui fait écho à celui de l’humain. L’image devient alors métaphore : elle questionne notre rapport à l’intimité, au secret, à la survie.
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Size: 2000 x 1339 mm
« G-aap-erS »…overal!
Zoo… zijn wij niet 😉
of toch wel?

« G -aap-erS »
Ce titre, volontairement dissonant, est né d’un jeu d’image et de langage. Il détourne une expression flamande désignant ces personnes toujours aux aguets, guettant la moindre action du voisin, scrutant l’autre non pas par bienveillance, mais par curiosité déplacée, envie, ou simple besoin de savoir.
Un mot-valise, une moquerie douce, une observation acérée.
Le terme « aap » en flamand, signifiant « singe » en français, devient ici un clin d’œil à cette posture mimétique et réflexe : celle d’imiter sans comprendre, de copier sans créer.
Par cette image et ce titre, j’interroge une manière de vivre, une manière de faire.
Je la tourne en dérision, car il faut parfois rire pour mieux voir.
Ce comportement, autrefois cantonné aux fenêtres entrouvertes des quartiers, s’est démultiplié à l’ère des réseaux sociaux, où l’on scrolle la vie des autres comme on feuillette un catalogue de ce que l’on n’est pas — ou que l’on croit devoir devenir.
« g-aap-ers » est une invitation à s’éloigner du regard des autres, à quitter ce théâtre de l’apparence pour retrouver un peu de sincérité dans nos gestes, dans nos regards — et dans nos silences.
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« Oiseaux d’hiverS »

Size: 2500 x 1670 mm
Une image de froid et de silence, mais aussi de résistance et de renouveau.
Après un long temps d’immobilité, le corps se réveille,
la lumière revient, les ailes se déploient à nouveau.
Rien ne s’arrête vraiment, tant que l’on continue à combattre,
tant que l’on garde la capacité de rebattre des ailes.
Cette série parle de cela — de la fragilité du vivant,
de la tension entre l’animal et l’humain,
de ce souffle intérieur qui refuse de s’éteindre
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« CheetahS »

Ils se tiennent ensemble, mais à l’écart.
Deux êtres complémentaires, liés par une même respiration.
Pour abriter leurs sentiments, ils se retranchent à distance des autres —
non par rejet, mais pour préserver cette symbiose fragile
qui les unit.
Leur espace devient refuge, un territoire intime
où l’émotion peut encore se déposer sans crainte de s’érafler.
Autour, le monde s’agite, s’endurcit, s’oublie.
Eux, restent là, en veille.
Aux aguets.
Ils choisissent le retrait —
non pour fuir, mais pour préserver l’essentiel :
la justesse du lien, la dignité du sentiment,
la simplicité d’être deux dans un monde qui ne regarde plus.
Observateurs d’un univers où le respect s’effrite,
où les valeurs se perdent, où la douceur se fait rare.
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« Le tigre et l’agneau »

ls se font face, sous le regard de l’homme.
Deux mondes, séparés par une barrière fine, presque invisible.
D’un côté, la force, l’instinct, la mémoire du sauvage.
De l’autre, la fragilité, la candeur, la vie à peine née.
L’homme observe.
Il croit contrôler.
Il érige des murs, des cadres, des règles.
Mais l’instinct, lui, ne se dresse pas, ne s’enseigne pas.
Silencieux, prêt à surgir à la moindre faille.
Il demeure.
Sans cette barrière, le souffle du petit
se serait éteint dans un instant.
Et pourtant, dans ce face-à-face suspendu,
il y a plus que la peur.
Il y a le rappel de ce que nous sommes :
des êtres de chair et d’élan, traversés par la même loi du vivant.
Le tigre et l’agneau ne s’opposent pas.
Ils se révèlent.
Ils nous rappellent que rien ne se maîtrise vraiment —
ni la nature, ni la douceur, ni le feu qui sommeille
au fond de chacun.
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« Nightmare Scene »

Le rêve — ce territoire flou et fragile — traverse mon travail comme un fil invisible.
Il n’est jamais loin. Il s’invite, il s’impose parfois. Chaque série que je compose, chaque image que je capte, semble vouloir y revenir, y puiser quelque chose de plus grand que le visible.
Size: 2000 x 1352 mm
C’est un miroir brisé qui reflète un monde intérieur, à la fois intime et universel.
Le rêve, c’est le lieu où s’entrelacent mes souvenirs, mes sentiments, mes histoires.
Dans mes représentations, le rêve devient matière à créer, à interroger. Il n’est pas une fuite, mais un retour. Une mémoire qui se construit autant qu’elle se fragmente. Un dialogue entre ce qui fut, ce qui aurait pu être, et ce qui — peut-être — sera.
Je suis confronté à lui chaque jour — dans mes pensées, mes silences, mes questionnements. Il m’interpelle, il me hante, il me guide. Il est cette présence insaisissable qui donne sens au réel, cette matière flottante que je tente, par l’image, de figer un instant.
où la logique se tord, où l’émotion devient paysage,
Ce travail est une invitation à plonger dans ces mondes parallèles,
et où chacun peut reconnaître, dans le flou d’une image, un éclat de soi.
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« Oiseau de feU »

Size: 2500 x 1568 mm
Cette œuvre symbolise l’envol, la métamorphose, la transcendance. Elle suggère une forme de libération : celle de l’instinct affranchi, du vivant qui reprend sa place. Son nom renvoie au Phénix, mais aussi à certaines figures spirituelles de feu qu’on retrouve en Asie comme en Méditerranée.
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« SolitairE »

Size: 750 x 1256 mm
Elle vole à contre-courant, dans un monde qui ne l’attend pas.
La chauffe-souris — cette figure nocturne, souvent mal aimée, toujours mal comprise — devient ici un miroir de solitude choisie, d’identité en marge.
On la dit grégaire, faite pour la colonie, pour l’obscurité partagée.
Mais certaines, à l’écart, cherchent l’espace. Elles se détachent, s’éloignent du groupe, non par rejet mais par nécessité d’être — simplement, sincèrement.
Elles ne se reconnaissent pas dans la masse, ni dans l’agitation d’un vol trop serré.
Elles trouvent leur respiration dans la distance.
Elle parle de la fragilité de l’individu face à la norme du groupe, du besoin de retrait pour ne pas se perdre, de la beauté du silence quand le monde devient trop bruyant.
Dans cette série, la chauffe-souris est une métaphore.
Celle de la différence, de la solitude féconde, de l’existence en dehors des codes.
Un être suspendu entre ciel et nuit,
à la recherche d’un lieu où exister autrement.
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Ce travail est un voyage visuel, mais aussi symbolique. Une manière d’interroger ce que nous avons en commun, malgré la diversité de nos cultures : un lien profond avec l’instinct, la mémoire du sacré, et la puissance de l’imaginaire.
À travers ces tableaux, je cherche à rendre visible ce qui est souvent « Tu » : l’intériorité des êtres vivants, leur part sauvage, leur besoin de retrait. Mon regard croise l’animal, mais aussi nos conditionnements, nos traditions, nos croyances. C’est une tentative de dialogue entre les civilisations, les couleurs, et les émotions premières.
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« Criaille »

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« aRa »

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« Pauze »

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/Collaboration avec Bunker Gallery à Affordable Art Fair Berlin 25′
/Collaboration avec Bunker Gallery à Affordable Art Fair Hamburg 25′

