Cette série photographique est née à la suite d’une commande privée d’un collectionneur d’animaux zoologique. Très vite, le projet a évolué vers une réflexion plus intime et plus vaste. Il ne s’agissait plus seulement de capturer de « belles images », mais de laisser surgir ce que chaque prise de vue m’inspirait : une émotion, un souvenir, une scène, parfois même un rêve.

Un des fils conducteurs de cette série est la tension entre l’être et l’intelligence artificielle. À travers ces compositions, je m’interroge sur la place de l’instinct, du vivant, dans un monde de plus en plus technologisé. Cette réflexion prend racine dans la figure imaginaire de la « Jolia », entité que j’explore intérieurement et qui me guide comme un totem poétique.

Zoo… zijn wij niet 😉

Ce titre, volontairement dissonant, est né d’un jeu d’image et de langage. Il détourne une expression flamande désignant ces personnes toujours aux aguets, guettant la moindre action du voisin, scrutant l’autre non pas par bienveillance, mais par curiosité déplacée, envie, ou simple besoin de savoir.

Size: 2500 x 1670 mm

ls se font face, sous le regard de l’homme.

Deux mondes, séparés par une barrière fine, presque invisible.

D’un côté, la force, l’instinct, la mémoire du sauvage.

De l’autre, la fragilité, la candeur, la vie à peine née.

L’homme observe.

Il croit contrôler.

Il érige des murs, des cadres, des règles.

Mais l’instinct, lui, ne se dresse pas, ne s’enseigne pas.

Silencieux, prêt à surgir à la moindre faille.

Il demeure.

Sans cette barrière, le souffle du petit
se serait éteint dans un instant.

Et pourtant, dans ce face-à-face suspendu,
il y a plus que la peur.

Il y a le rappel de ce que nous sommes :
des êtres de chair et d’élan, traversés par la même loi du vivant.

Le tigre et l’agneau ne s’opposent pas.

Ils se révèlent.

Ils nous rappellent que rien ne se maîtrise vraiment —
ni la nature, ni la douceur, ni le feu qui sommeille
au fond de chacun.

« Nightmare Scene »

« Oiseau de feU »

« SolitairE »